
Depuis 2005, la Bretagne n’avait plus accueilli un congrès de l’Alliance libre européenne. Ce 8 mai 2025, les représentants de différentes nations sans État d’Europe sont réunis pour 3 jours à Nantes, à l’initiative de l’Union démocratique bretonne.
Outre les éléments comptables et le renouvellement des instances, un congrès de l’ALE consiste à voter différentes motions venus des 4 coins de l’Europe, motions qui génèrent des débats divers. Symboliquement, la première motion était portée par le parti invitant, autrement dit l’UDB. Par la voix de Pierre-Emmanuel Marais-Jégat, le parti autonomiste a demandé un soutien des congressistes à la réunification de la Bretagne. Toujours remettre l’ouvrage sur le métier, ne jamais perdre une occasion de s’exprimer car comme le dit le slogan de cette Assemblée Générale : To speak is to exist / Komz evit bezañ / parler, c’est exister.
Bien qu’injuste, les militants pro-réunification ont en effet joué le jeu démocratique en imposant leur revendication à différentes institutions grâce à une pétition initiée par Bretagne Réunie ayant recueilli 105000 signatures en 2018. Mais malgré le recueil des signatures de 10 % du corps électoral du département de Loire-Atlantique, ni les collectivités, ni bien sûr l’État, n’ont daigné répondre à cette attente depuis.
La question du découpage institutionnel n’est pas propre à la Bretagne et concerne des dizaines de nations européennes. Aussi, l’UDB a recueilli une unanimité de votes sur cette motion symbolique, mais néanmoins cruciale, puisqu’elle concerne le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Rappelons que malgré l’effacement institutionnel de la Bretagne en Loire-Atlantique, tous les sondages continuent de montrer que la population soutient cette réunification administrative. De fait, que font le gouvernement et les collectivités ?
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