Plan Vigipirate dans les établissements scolaires français

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Vigipirate est « un plan de vigilance, de prévention et de protection face aux menaces terroristes. Il repose sur le principe de la responsabilité partagée et de lʼimplication de chacun. (…) ». Sous la tutelle du Premier Ministre, ce dispositif prend le nom de « Vigipirate » en 1995 et fait suite à de précédentes appellations initiées dès 1978.

Jugé « peu efficace » par le député Pouria Amirshahi, le plan Vigipirate nʼen a pas moins des conséquences sur le quotidien des citoyens français. Le site de lʼÉducation nationale détaille par exemple les mesures de sécurité à adopter dans les établissements scolaires à partir du 30 novembre. Des mesures assez anxiogènes pour faire dire à certains élèves de lycée, mi-blagueurs mi-sérieux, que « le lycée est devenu une prison ». Eux qui pouvaient auparavant sortir quand ils le désiraient sont confinés dans lʼenceinte de lʼétablissement et doivent sonner à lʼinterphone si, par malheur, ils arrivaient en retard. Chaque matin, les fouilles et le contrôle des identités via la carte de lycéen provoquent des files dʼattente dehors… alors que le Ministère recommande justement dʼéviter « tout attroupement préjudiciable à la sécurité des élèves » aux abords des établissements.

Un « ensemble de mesures qui pourra être adapté et revu à la hausse ou à la baisse en fonction de la situation » explique le proviseur dʼun lycée rennais dans un courrier aux parents avant dʼaffirmer que chacun dʼentre nous doit comprendre et accepter que « si nos libertés sont restreintes, cʼest en raison des circonstances exceptionnelles qui nous amènent à repenser nos mesures de sécurité et les comportements qui vont avec et dont les enjeux nʼéchappent à personne ». Et de conclure : « la sécurité est lʼaffaire de tous ». À ceci, nous répondons que la liberté aussi et nous partageons la teneur du communiqué du maire de Carhaix, Christian Troadec, à la suite des attentats survenus le 13 novembre : « Le refus par lʼÉtat de laisser des scolaires se déplacer à 100 mètres de leur établissement pour assister à une pièce de théâtre [cette semaine] ou de les accompagner par des hommes armés jusqu’aux dents pour partager un moment de recueillement, est totalement disproportionné ». Disproportionnée oui, cette façon de faire peur aux élèves en exacerbant un danger quʼaucune police et aucun contrôle ne pourra arrêter sʼil devait arriver…

> Ar Skridaozerezh / La Rédaction

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