« Soyons réalistes, exigeons l’impossible » : cette célèbre devise attribuée à Che Guevara s’applique assez bien aux Kurdes de Syrie qui, depuis 2012, vivent sans État syrien. À la croisée de la Commune de Paris et des zapatistes du Chiapas, les Kurdes construisent pas à pas l’« utopie Rojava ».
Rojava. Roj ava. Le jour qui tombe. L’Ouest, donc. C’est ainsi que l’on appelle le Kurdistan de Syrie, territoire se divisant en trois cantons (Afrîn, Kobanê, Cizîrê) et comptant au total environ quatre millions de personnes. En face d’eux, l’État islamique (Daesh en arabe) d’un côté et le régime syrien de l’autre, tous deux hostiles à la présence kurde dans cette région du monde…