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Françoise Ramel, candidate UDB sur la circonscription de Vannes

Françoise Ramel

58 ans, divorcée, mère de 3 enfants, Françoise Ramel est candidate sur la 1ère circonscription du Morbihan (Vannes). Retraitée du Ministère de l’Agriculture, elle a l’expérience de deux mandats d’élue, dont un en charge de la Culture à l’échelle de 45 communes rurales.

Quel a été votre parcours politique ? Pourquoi avoir choisi de militer à l’UDB ?

Militante engagée dans l’éducation, la recherche, le partage de savoirs et l’action collective, j’ai adhéré à l’UDB en 2008 pendant les Municipales. Mon engagement politique, comme mes choix en tant que femme, mère et responsable associative avant d’être élue UDB, trouve écho dans la fédération Régions et Peuples Solidaires. Promouvoir la vision de l’UDB à travers deux mandats, être candidate autonome lors de nombreux scrutins est une question de valeurs, de démocratie. C’est le seul moyen d’offrir à nos concitoyen.ne.s des avancées concrètes profitables à l’intérêt général. J’ai été la première femme à intégrer le bureau exécutif du Pays de Pontivy en 2008 ! J’ai porté une ambition culturelle territoriale capable de fédérer très largement pour changer les pratiques et nos représentations à l’échelle de 45 communes rurales, impulser le dialogue et réussir face à l’inertie, au fatalisme.

Quel regard portez-vous sur les élections présidentielles qui viennent d’avoir lieu ?

La Présidentielle acte l’état dégradé du dialogue dans notre pays et un niveau de défiance inquiétant. Le vote des bretonnes et des bretons montre leur attachement à la démocratie, il y a lieu de noter cette différence avec d’autres régions. Mais un débat national qui fait l’impasse sur la réalité des territoires et notre diversité culturelle n’est pas un gage de progrès. Au lieu de clarifier, d’ouvrir des perspectives, de réveiller notre responsabilité citoyenne après deux ans de pandémie, ce rendez-vous majeur n’a fait que conforter la banalisation de discours d’extrême droite et la montée de l’abstention, tout en laminant les ruines déjà branlantes de partis jacobins autrefois puissants. L’Histoire retiendra à gauche qu’un mouvement radical, anti-européen et opposé aux langues de France, a désormais le rôle de leadership. C’est la meilleure preuve qu’il faut rompre en Bretagne avec ces logiques nationales qui nous font reculer quand les urgences sociales et climatiques engagent notre avenir et celui des générations futures.

Quelles sont vos priorités en termes de mesures ? Pourquoi ?

Les mesures sont des outils pour appliquer des politiques publiques adaptées au contexte, aux besoins des populations et à la meilleure répartition des richesses générées par notre économie.

Siéger au G8 et dans de grandes instances internationales engage la crédibilité de l’État français sur le plan intérieur avec pour priorité la lutte contre l’extrême pauvreté, les logiques de précarité et d’exploitation des plus fragiles, le recul des libertés fondamentales. Aux effets du libéralisme à outrance, face au pouvoir des lobbies, l’État a pour devoir de réguler, de protéger, de garantir le bien commun. Promouvoir du local à l’international des actes forts fondés sur la concertation et la coopération est la seule alternative responsable pour limiter le poids d’un système dont chacun sait aujourd’hui la perversité pour l’humain et le monde vivant.

Quels sont les sujets qui vous tiennent particulièrement à cœur ? 

La réunification de la Bretagne est un préalable comme la ratification par l’État français de la Charte européenne pour les langues minorisées. Lutter contre les logements indignes et réguler les logiques de marché qui accentuent les inégalités en matière d’habitat. Acter l’insuffisance des moyens pour protéger les victimes de violences intrafamiliales, simplifier les procédures de divorce, faire de l’égalité Femme-Homme une priorité. Promouvoir l’éducation, la formation tout au long de la vie, la culture et la recherche comme vecteurs de réussite collective face aux défis du XXIè siècle. Favoriser les logiques économiques qui concilient l’humain, le territoire et la gestion responsables des ressources.

> Denise Marechal

Denise est agrégée de lettres modernes, enseignante en lycée à Quimper et chargée de cours à l'université (UBO). Autrice de publications parascolaires et de vidéos de préparation aux examens. Elle est également correspondante de presse locale, militante féministe et engagée dans la défense des droits des minorités.