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Les brittophones pressent le Conseil régional de Bretagne


Alors que la Région a publié en octobre les résultats d’une enquête sociolinguistique sur le breton et le gallo, les associations œuvrant pour la langue bretonne ont adressé le 13 novembre un courrier au Président du Conseil régional pour le presser d’agir.

Celles-ci ont tout d’abord rectifié la communication malencontreuse de Loig Chesnais-Girard qui estimait que le nombre de locuteurs était stable : « Si le nombre de brittophones semble demeurer stable, en réalité le nombre de locuteurs recule et la moyenne d’âge augmente fortement ce qui induit inévitablement une diminution de la moitié des brittophones dans les dix à quinze prochaines années. » Le constat est posé, l’urgence réelle.

Or, selon ses associations, « malgré un fort attachement à la langue bretonne de la part de la population et même si l’emploi en breton progresse, atteignant désormais 1500 emplois, la visibilité du breton dans la vie quotidienne et l’espace public reste faible, voire marginale. » A l’instar du porte-parole de l’UDB, Nil Caouissin, dans le dossier du Peuple breton de novembre sur cette étude, les 50 associations réclament « des moyens massifs, financiers et humains ». Cela passe selon eux par « la généralisation de l’enseignement bilingue » justifiée par ce chiffre de 73 % de Bretons soutenant un enseignement accru du breton dans les écoles publiques, privées et associatives Diwan. Ces associations demandent également « dès 2019 de doubler le budget actuel du Conseil régional consacré à la langue bretonne, et de parvenir rapidement à 1% du budget régional global », ainsi que le « respect de la Convention spécifique pour la transmission des langues de Bretagne signée en 2015 entre l’État et la Région », la reconnaissance des spécificités de Diwan, le conditionnement des subventions à l’utilisation de la langue bretonne…

La liste des signataires (uniquement associatifs) prouve à elle seule la détermination et l’unité de ce combat en faveur de la langue bretonne : An Drouizig, Ar Falz / Skol Vreizh, Ar Redadeg, Ar sklerijenn – Henbont, Arvorig FM, Bak e Brezhoneg, Bannoù Heol, Bod Kelenn, Bodadeg ar Gouren / Fédération de Gouren, Brezhoneg Bro-Redon, Brezhoneg e Brest, Brezhoneg e Gwened, Bruzhoneg, C’hoariva, Deskiñ d’an Oadourien, Dihun, Div yezh, Divskouarn, Diwan, Edubreizh, Emglev Bro an Oriant, Emglev Bro Gwened, Emglev Bro Karaez, Hent ar Furnez – Gwitreg, Keit Vimp Bev, Kelennerien war ar brezhoneg e rannvro Pariz / Association des professeurs de langue Bretonne de Paris (KBP-APLB), Kelenn, Kelennomp !, Kenstroll « brezhoneg e bro Roazhon » / Collectif « du breton dans le pays de Rennes », Kenstroll Breizh, Kevre Breizh, KLT, Kreizenn Sevenadurel Vreizhek Abherve, Mervent, Mignoned ar brezhoneg, OpenStreetMap e Brezhoneg, Poellgor « Bed niverel », Radio Bro Gwened, Radio Kerne, RAOK – Brezhoneg e Kreiz-Breizh, Roudour, Sked, Skeudenn Bro Roazhon, Skol an Emsav, Strollad 44=BZH, Strollad Ai’ta!, Stumdi, Telenn – Ti ar Vro Sant-Brieg, Ti ar Vro Kemper, Ti ar Vro Landerne Daoulaz, Ti ar Vro Leon, Ti ar Vro Treger-Goueloù, Yezhoù ha Sevenadur.

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Le Peuple breton est un magazine d’opinion, mensuel, entièrement bénévole fondé en 1964. Il est tiré à 4000 exemplaires papier par mois.