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Le projet Mar’Mousse de Tudwal Girard à Plérin

On a connu Tudwal Girard actif chez Ai’ta, militant Dibab, animateur chez Diwan, bénévole à Dudi, à la Redadeg (…). Il lance un nouveau projet à Plérin avec son frère : ouvrir un bar et une cave dans un même lieu. Le Peuple breton lui a posé quelques questions.

Le Peuple breton : Si tout se passe comme prévu, tu seras bientôt patron du bar et cave, Mar’Mousse, à Plérin…

Tudwal : Oui si tout se passe bien on aura terminé toutes les finitions et surtout l’inventaire. En trois heures on en était encore aux B… C’est un grand challenge que l’on s’est lancé avec mon frère Mathias. C’est plus de 600 références que l’on essaye d’avoir, on dépend beaucoup des brasseurs vis-à-vis du stock car on travaille uniquement avec des micro et des pico brasseries même si certains font aujourd’hui beaucoup de volume.

Un nouveau rendez-vous possible pour les brittophones ? Est-ce la suite logique du combat d’Ai’ta, à savoir développer le breton dans la vie quotidienne ?

C’est très important pour nous que notre activité puisse être partagée au plus grand nombre dans les langues que nous avons parlé toute notre vie. Tout ce que nous proposerons sera en breton et en français. On n’a pas oublié le gallo mais nous ne le maîtrisons pas assez pour parler de langue d’usage.

Vous précisez que toute votre carte sera issue de produits bretons…

C’est le plus gros défi, rester en 100 % local. Nos bières viennent des cinq départements, neuf pays de Bretagne et sur plus d’une centaine de brasseries très peu nous livrent : il faut donc faire quasiment 3h de route pour aller se fournir chez certains brasseurs. Nantes en Bretagne, pour nous c’est une évidence, on y a vécu huit ans, une partie de la famille y vit encore. On ne peut que déplorer que les infrastructures administratives ne respectent pas les limites des territoires qu’elles régissent.

Quand est prévue l’ouverture ?

Notre ouverture dépend de plusieurs choses : l’avancée des travaux mais aussi nos finances. Avec toutes les mauvaises surprises que l’on a cumulé depuis le début des travaux, on a dû retarder beaucoup de choses, on a perdu du temps et de l’argent. C’est pourquoi on a lancé une campagne de financement participatif sur le site Kengo, le seul que l’on ai trouvé qui prenne en compte notre langue, le brezhoneg !

D’ici la fin d’année, on ouvrira seulement le rez-de-chaussée les soirs et du vendredi au dimanche pour des soirées de soutien. En janvier, on devrait ouvrir définitivement et pouvoir accueillir tout le monde autour d’une bonne pinte de bière bretonne ! Alors on se dit : Yec’hed mat et ken ar wech all !

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La Rédaction
Le Peuple breton est un magazine d’opinion, mensuel, entièrement bénévole fondé en 1964. Il est tiré à 4000 exemplaires papier par mois.