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Bretagne vivante ? Le nationalisme français la préfère morte !

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L’association Bretagne vivante fêtait en mai son cinquantième anniversaire à Moisdon-la-Rivière en Loire-Atlantique. Le 20 août, Jean-Claude Demaure, qui en fut longtemps un responsable actif, nous quittait à 77 ans.

C’est dans ce contexte – qui prouve amplement la réalité du travail de l’association en Loire-Atlantique – qu’intervient une décision du Conseil d’État (le plus haut tribunal administratif français) qui valide divers refus administratifs de renouveler l’agrément « protection de l’environnement » de Bretagne vivante pour notre département. L’association bénéficiait jusqu’ici de cet agrément, qui permet aux associations d’agir en justice et de participer aux organismes consultatifs compétents pour l’environnement.

Une modification des conditions de l’agrément – interprétée dans un sens abusivement restrictif – a conduit le préfet du Finistère à limiter son agrément aux autres départements de la région Bretagne Le préfet de Loire-Atlantique a refusé le sien au motif que le siège de l’association n’est pas dans le département, et le Ministère de l’Environnement a refusé le sien parce que l’association n’a pas une activité sur l’ensemble du territoire français !

Bien qu’un amendement proposé par le sénateur Ronan Dantec ait amendé la loi en précisant clairement que l’agrément était valable « dans un cadre déterminé en tenant compte du territoire sur lequel l’association exerce effectivement ses activités », la juridiction administrative suprême, ajoutant au texte voté, y pose son méprisant postérieur.

Tout le monde comprend bien que pour les nationalistes français, l’essentiel est de rendre difficile et même impossible les mobilisations populaires au service de la Bretagne, où elles prennent d’emblée une autre mesure et une autre signification que dans le cadre caporalisé des « régions » officielles, qui sont précisément créées pour servir d’auxiliaires dociles à l’État central.

Si vous avez besoin d’une raison de plus pour manifester en faveur de la réunification le 24 septembre prochain et pour refuser plus que jamais votre confiance aux porte-parole des partis jacobins, vous la voilà offerte sur un plateau !

> Michel FRANCOIS

Michel FRANCOIS
Michel François habite Saint-Herblain où il fut élu municipal de 2004 à 2012. Pilier de l'UDB en Loire-Atlantique, il écrit régulièrement sur son blog: http://stervlan-mf.over-blog.com/
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