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Bilan (provisoire) de l’état d’urgence

fiche S
2500 perquisitions administratives, à toute heure du jour et de la nuit, en 3 semaines… avec les « dégats collatéraux » habituels : destructions, traumatismes, atteinte à la réputation, stigmatisation auprès du voisinage et des employeurs. Tout ça pour déboucher sur deux malheureuses enquêtes préliminaires qui n’ont même pas justifié de garde à vue !

Militants écologistes ou altermondialistes, sans aucun fichier judiciaire, assignés à résidence au seul motif d’une intention présumée de participer aux interpellations citoyennes du grand cirque de la COP21.

Demande gouvernementale (relayant immédiatement une exigence du FN) d’un avis du Conseil d’État, préalable à une éventuelle décision d’internement des personnes fichées « S », soit plus de 20000 fiches dont la moitié concerne des personnes de confession musulmane.

Le pouvoir judiciaire est mis sur la touche et la présomption d’innocence niée dans les grandes largeurs. Certains policiers, décomplexés, tirent à vue et vident leurs chargeurs, comme à Rennes, il y a 10 jours, lors du meurtre de Babacar Guèye, jeune Sénagalais en proie à une crise d’angoisse.

Voilà un bilan (provisoire) de l’état d’urgence.

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La Rédaction
Le Peuple breton est un magazine d’opinion, mensuel, entièrement bénévole fondé en 1964. Il est tiré à 4000 exemplaires papier par mois.