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Un sympathisant du collectif 44=BZH convoqué par le tribunal.

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Le collectif 44=Breizh militant pour l’intégration du département de Loire-Atlantique dans la Région Bretagne a indiqué aujourd’hui dans un communiqué qu’un de ses sympathisants « est convoqué devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des ʺdégradations légèresʺ autrement dit un tag ʺ44=BZHʺ. Les faits reprochés auraient été commis lors d’un rassemblement, l’année dernière devant le conseil général de Loire-Atlantique.

À l’époque, le collectif avait appelé à manifester devant les préfectures des cinq départements bretons pour « dénoncer le nouvelle carte des régions » qui n’intégrait pas la réunification. À ce stade de la réforme territoriale, les rumeurs, articles de presse et déclarations faisaient perdre le nord à ceux qui cherchaient à savoir vers quel découpage régional la France se dirigeait. Totalement opposé à l’hypothèse d’un rapprochement Pays-de-la-Loire-Centre, Philippe Grosvalet, président du département de Loire-Atlantique avait brandit la menace d’un référendum si son département n’était pas avec la Bretagne. La carte dévoilée – et qui changera souvent au cours de cette réforme bâclée – ayant maintenu la Région Pays-de-la-Loire telle quelle, Philippe Grosvalet s’était empressé de revenir sur sa menace d’une consultation des habitants, disant que légalement il n’aurait de toute façon pas pu organiser un référendum sur ce sujet. Il en profitera pour, au passage, dénoncer ceux « qui se complaisent dans des débats passéistes ».

Ce revirement et ces propos injurieux, qui ont eu lieu le même jour que les rassemblements, auront provoqué la colère des manifestants qui envahissent alors la cour du conseil général de Loire-Atlantique, bâtiment qui est mitoyen de celui de la préfecture. Après avoir été reçu par deux conseillers généraux et le directeur de cabinet du président de département, le collectif 44=Breizh, rapporte alors que ces derniers sont « rassurés de ne pas avoir été fusionnés avec le Centre ou le Poitou [et] ne semblent plus voir l’utilité de consulter la population ». Menace d’en recourir au peuple quand le projet déplaît, revirement quand les choses se tassent. C’est la démocratie à géométrie variable.

Grosse manipulation et petit tag. L’une s’efface moins bien que l’autre.

> Arno MAHE

Arno MAHE

Né en 1986 à Nantes, Arno MAHÉ écrit régulièrement pour le peuple Breton papier et en ligne.

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